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PAIRE DE COMMODES SICILIENNES "AUX CENT MIROIRS"

Paire de commodes siciliennes de style rococo vernies a mecca et dorées

 
 


Exceptionnel ensemble de deux commodes italiennes
formant paire
en bois sculpté vernis "à mecca" et doré.

L'une ancienne collection Della Torre e Tasso,
l'autre ancienne collection Marcello Mastroianni.

 
   

 

Coiffées de plateaux laqués en faux-marbre Rouge de Vérone, ouvrant par deux tiroirs aux contours polylobés, elles sont de forme dite "en sarcophage", galbées toutes faces en plan et en élévation et très richement sculptées de roses et pivoines en haut-relief dont les plus opulentes font office de poignées, foncées de miroirs (on en compte très exactement quatre-vingt-huit sur chacune des commodes), rythmées d'une très riche ornementation sculptée à motifs en C et en S, volutes et contre-volutes formant parcloses des miroirs, et enfin vernies "à mecca"* et dorées.
L'une d'entre elles porte au dos la marque au feu d'inventaire des Tour et Taxis.

marque au feu d'inventaire des Tour et Taxis ou della Torre e Tasso famille des Thurn und Taxis

Ce mobilier est conçu comme une composition sculptée, et ce sont bien là en effet des meubles de sculpteur, mais pas seulement car "Ce type de mobilier, connu en allemagne sous le nom de Bildhauermöbel (meuble de sculpteur) reflète les efforts mutuels d'un designer, d'un ébéniste, d'un artisan sculpteur et d'un talentueux doreur et peintre." The MET.
Ces deux commodes sont absolument stupéfiantes, pour ne pas dire même extraordinaires, et certainement on peut parler ici de création artistique car elles sont le fruit d'une formule décorative pleinement assumée et parfaitement maîtrisée (en effet imaginons un ébéniste face à un cahier des charges où lui serait demandé sur une commode la pose de quatre-vingt-huit petits miroirs ainsi que la sculpture de onze fleurs en haut-relief et de plus de quatre-vingt mouvement en C... rien que ça! Et bien nous pouvons dire sans trop nous avancer que le résultat risquerait fort de "faire peur"), une formule donc qui flirte avec ses limites mais sans pour autant tomber dans le mauvais goût, et même bien loin de là... Nous avions d'ailleurs montré le modèle de nos anciennes collections (voir en documentation), et avouons le, les toutes premières fois non sans une certaine appréhension, à plusieurs amateurs éclairés, et bien aucun, même si certains s'en sont étonnés eux-mêmes, ne nous avaient contredit sur ce point.
Si la somptuosité de ces deux meubles est immanente, leurs provenances, grande maison de vente, antiquaires de renommées internationales, importants châteaux et familles de la haute aristocratie (dont une fortement ancrée dans l'art) et enfin star du cinéma (dont, soit dit en passant, le père était menuisier et l'oncle sculpteur), sont par ailleurs fort éloquentes.

Les deux commodes ont des proportions quasiment identiques et il en va de même pour les motifs de leur ornementation, elles forment donc deux parfaits pendants sinon même une véritable paire avec des variations de sculpture qui sont plutôt à voir comme une qualité et telles qu'on peut en observer sur des paires anciennes du mobilier italien. Ainsi en était-il d'une paire d'encoignures turinoises à transformation datant du XVIIIe siècle de nos anciennes collections :
http://antiquites-gledel-philippe.chez-alice.fr/T-Paire-encoignures-italiennes.html
pour lesquelles nous avions ajouté cette note au descriptif : En confrontant attentivement les deux meubles, on ne peut manquer de remarquer, tout en constatant leur superbe homogénité et en étant absolument convaincus qu'ils sont bien de la même main, des différences aussi subtiles que variées dans les motifs. Nous restons frappés par la parfaite assurance de ce maître-sculpteur qui allait visiblement de l'avant avec une grande liberté qui induit expérience et savoir-faire, poussant sa sculpture sans "remords".

 

 

Royaume des Deux-Siciles, Italie du Sud.

 

Époque fin XVIIIe - début XIXe siècle.

 

 

 

Anciennes provenances :

pour l'une :
Collection du Château de Wannegem-Lede.
Collection Princière
della Torre e Tasso.
&
pour l'autre :
Collection de l'antiquaire Jean Gismondi à Antibes.
Collection de l'acteur Marcello Mastroianni.

 

 

État :
Les deux commodes en superbe état de conservation.
Les tiroirs de "la Mastroianni" garnis d'un ancien damas de soie et coton rouge et or,
ceux de "la
Torre e Tasso" d'un damas de soie et coton "Meillant rouge"
aux semblables coloris de la célèbre Maison lyonnaise Tassinari & Chatel.

 

 

Dimensions :

91 cm de haut x de 108 cm de large (à l'avant - 122 cm à l'arrière) x 58,5 cm de profondeur.

 

   
 
 
 

 
 
 
 

 
 
 
 
 
 
 
 
La commode della Torre e Tasso
 
 
Commode sicilienne provenance della Torre e Tasso  Italie
 
 
 
  Commode italienne laquée et dorée anciennes collection Thurn und Taxis  
 
 
 
Commode italienne laquée et dorée anciennes collection Tour et Taxis
 
 
 
  Commode baroque rococo dorée et très richement sculptée d'une paire  
 
 
   
 
 
 

 
 
 
 

 
 
 
 

 
 
 
 

 
 
 
 

 
 
 
 

 
 
 
 

 
 
 
 

 
 
 
 

 
 
 
 

 
 
 
 
La commode Mastroianni
 
 

Commode sicilienne provenance Marcello Mastroianni Italie

 
 
 
 

Commode vernie a mecca et dorée à plateau en faux marbre

 
 
 
 

 
 
 
 

 
 
 
 

 
 
 
 

 
 
 
   
 
 
 
 
 
 
   
 
 
   
 
 
   
 
 
   
 
 
   
 
 
 
Meubles référents
 
   


Nous n'avons pas eu connaissance d'autres commodes semblables sur le marché, exceptions faites d'une première que nous avons eu en collection il y a quelques années, puis d'une seconde passée en vente publique à Monaco en 2015, et enfin nous pourrions ajouter une troisième (dont nous avons seulement entendu parler) en vente sur le marché parisien dans les années 1980.

On comprendra dès lors que la réunion de cet ensemble de deux commodes est d'une très grande rareté, sinon même possiblement unique.

 

La commode de nos anciennes collections,
vernie à mecca, dorée, laquée faux-marbre Rouge de Vérone.

Antiquites Philippe Glédel (Photo d'archives)

 

A l'époque, après avoir beaucoup hésité sur son origine, nous pensions à l'Italie bien entendu puisqu'elle était vernie à mecca* et que par ailleurs son ancien propriétaire nous avait dit en avoir vu une semblable dans les années 80 dans une boutique des quais parisiens donnée justement pour italienne par l'antiquaire, mais de par son caractère puissamment rococo, nous envisagions aussi l'Allemagne et en particulier la région de Bamberg.

* Le vernis "à mecca" est en effet un procédé italien qui consiste à appliquer sur la surface, le plus souvent une feuille d'argent tel que c'est le cas ici, un vernis coloré à base d'alcool et de gomme laque qui la protège en lui donnant un éclat "vermeil".

En recherchant à l'époque dans nos archives de ventes publiques nous trouvâmes une seule autre commode semblable (très possiblement relaquée sur l'ancienne mecca) passée en vente quelques années auparavant à l'Hôtel des Ventes de Monte-Carlo.

L'expert de la vente la donnait pour russe (?) et la datait du milieu du XVIIIe.

Un peu désorienté nous l'appelâmes pour lui demander de but en blanc si il l'avait donnée comme russe parce qu'il y avait (alors) une importante clientèle russe sur la Côte d'Azur... Monsieur Stéphane Pépe finit assez facilement par convenir, le courant Baroque ayant traversé toute l'Europe, qu'elle pouvait en effet être allemande ou pourquoi pas même italienne.

Peu après cette conversation, un collègue à qui nous avions montré notre commode, alors en visite à Maastricht à l'occasion de la Tefaf, vit une commode de dimensions proches qui lui rappelait beaucoup la nôtre et nous en envoya une photographie que nous reproduisons ci-dessous :

Documentation : photographie prise (sur le vif) à la Tefaf de Maastricht

Il faut bien avouer que ce modèle présenté à la Tefaf (affiché 60.000 euros) semblait parfaitement confirmer une origine allemande de notre commode, et même de Bamberg (pardon, mais des miroirs en parcloses, ce n'est tout de même pas courant, et pour tout dire non seulement nous n'en avions jamais vus auparavant mais nous n'en soupçonnions même pas l'existence sur une commode), c'est pourquoi nous tranchâmes pour Bamberg. Le plus "drôle" c'est que nous la vendîmes alors (par l'intermédiaire d'un grand antiquaire des Pays-Bas) à un antiquaire de Rhénanie, éminent spécialiste des meubles baroques allemands, qui nous fit tout d'abord savoir que Bamberg n'était pas son origine, mais beaucoup plus probablement (et tout près de là) Wurtzbourg, avant de se ranger définitivement, mais seulement quelques années plus tard, à l'avis qu'elle était italienne.

Cette fois, après l'acquisition de ces deux nouvelles commodes, nous avons poussé plus loin nos recherches.
Pour l'une l'origine s'imposait puisqu'elle est frappée au dos de la marque d'inventaire d'une des plus éminentes familles d'Europe, mais encore que cela ne nous aida finalement pas beaucoup, car en effet s'agissait-il de la branche des Thurn und Taxis ou bien plutôt celle des della Torre e Tasso?
Pour la seconde achetée dans une propriété du Sud de la France, nous avons interrogé notre vendeur, qui ne s'est pas fait prier pour nous confier sa provenance : achat au salon d'Antibes au grand antiquaire Jean Gismondi (avec lequel il entretenait des relations d'amitié) qui lui certifia que son précédent propriétaire était l'acteur italien Marcello Mastroianni (pour qui connaîtrait un peu les deux personnages, la rencontre entre Mastroianni et Gismondi ne saurait étonner, ce qui pourrait être surprenant en revanche, c'est qu'elle n'eut point débouchée sur un début d'amitié).
Nous souvenant de la conversation avec le vendeur de notre première commode, qui ne l'avait pas acquise mais la tenait d'héritages familiaux depuis plusieurs générations, et qui se trouve être un ami de longue date, nous l'avons interrogé à nouveau sur celle qu'il avait vue à Paris dans les années 80. Nous avons alors ainsi appris que la commode en question se trouvait rue de Beaune chez l'antiquaire Jean Sarfati (provenance que nous n'aurions pas dû laisser passer lors de nos premières recherches car elle est loin d'être dénuée d'intérêt puisque, renseignements pris, il s'avère que Monsieur Sarfati
fut un éminent spécialiste du mobilier italien) qui lui dit à l'époque que la commode qu'il présentait était italienne, et en passant que la plupart des gens, y compris professionnels, qui la regardaient ne comprenaient pas qu'elle était XVIIIe mais qu'ils n'y connaissaient pas grand chose, qu'elle était effectivement trompeuse car à l'époque on fabriquait des caisses "à savon" ou "à coucou" pour ne privilégier que les parements du meuble, que les plus anciennes avaient des plateaux bois (avant que de leur poser des marbres) et qu'enfin selon lui elle venait de Sicile.

Toujours est-il que (dans notre chronologie) :

Première commode : Collection Jean Sarfati à Paris (hélas non documentée).

Seconde commode : Collection du Château de Penhoët à Grandchamps (château qui devint propriété Karl Lagarfeld), puis passée par alliance et demeurée dans la famille Jobbé-Duval (vieille famille bretonne d'artistes, peintres et décorateurs).
(puis votre modeste serviteur)

Troisième commode : Hôtel des ventes de Monte-Carlo.

Quatrième commode : Collection Thurn und Taxis ou plus probablement la branche italienne della Torre e Tasso, puis collection Château de Wannegem-Lede ou château de Ghellinck d'Elseghem dit "Le Château des Châteaux" ou encore "Le petit Trianon des Flandres".
(puis votre modeste serviteur)
&
Cinquième commode : Collection Jean Gismondi puis c
ollection du sud de la France dans une villa de Mougins.
(puis à nouveau votre modeste serviteur)
Voilà tout de même de fort belles provenances!
Et c'est sans compter, pour cette dernière commode, ancienne collection d'un des plus grands acteurs de l'âge d'or du cinéma, accessoirement considéré comme l'un des plus grands séducteurs (affublé du fameux "latin lover" qu'il détestait), ce qui fit dire à notre vendeur, non sans une certaine malice : "Si ma commode pouvait parler, elle aurait bien des choses à raconter !"

 

   
 
 
 
Documentation
 
   

 

Le Baroque qui nait en Italie au XVIIe siècle atteindra son apogée à Turin, à Naples, en Sicile et à Venise. Prolongement maniériste du baroque italien, la "rocaille" se développe en France à partir de la Régence, sous l'instigation notamment de Charles Cressent. C'est sous le règne de Louis XV qu'elle trouvera son plein épanouissement puis, à la fin du règne, son aboutissement dans le "rococo", avant le grand retour au classicisme. Gilles-Marie Oppenordt et Juste-Aurèle Meissonnier figurent parmi les principaux instigateurs de ce style que François de Cuvilliés propagera en Bavière.
Ces deux mouvements (baroque et rocaille) vont ainsi rayonner sur toute l'Europe (et même jusqu'en Russie comme déjà dit), à commencer par le Saint Empire germanique où, sans doute sous sa forme la plus exubérante, ils donneront naissance au "rococo" (terme d'ailleurs inventé à partir des deux mots "rocaille" et "baroco").
Ce style nouveau adopté par les catholiques d’Allemagne, de Munich à Potsdam et Berlin (citons Johann Adam Pichler et Johann Melchior Kambli), en ancienne Haute-Franconie et Bavière (nous pouvons évoquer le pavillon d’Amalienburg du château de Nymphenburg durant la première moitié du XVIIIe et le château de Linderhof à la fin du XIXe siècle sous le règne de Louis II de Bavière / Nous mettrons en documentations une paire de commodes provenant de Linderhof qui sont sans doute, avec une commode exposée il y a quelques années à la Téfaf documentée plus haut, ce qui se rapproche le plus de nos commodes) et sur une ligne qui va de Mayence vers Prague en passant par Wurtzbourg, Bamberg (citons Franz-Martin Mutschele et Nicolaus Bauer) et Bayreuth (citons les frères Spindler), se propage jusqu'en Hongrie et en Bohême et bien entendu finit sa boucle avec force en Italie, principalement cette fois à Venise (citons Andrea Brustolon et évoquons les commodes laquées vénitiennes), mais aussi à Turin (citons Piffetti et Bonzanigo), à Naples et enfin en Sicile.

 

   
   
     
 
 
 

 

A propos de la commode du château de Seehof (traduit de l'anglais).

 
 

 
     
 
 
 

Paire d'importantes commodes Néo-Rococo de Linderhof.

 
 

 
   

Vraisemblablement des meubles originaux du palais de Linderhof (anciennement la chambre), conçus et produits par les ateliers d’Anton Pössenbacher à Munich en 1873. Commodes à trois tiroirs en bois dur et tendre bombé et serpentin prononcés, avec riche ornement floral sculpté en bois de lin, également peint en or, avec des têtes de putti sculptées de manière naturelle sur les angles, dessus en marbre moulé blanc, poignées en bronze. Environ 95,5 x 133 x 66,5 cm. Inscrit à l’intérieur à la main « Piller 1872 »), avec étiquette d’inventaire écrite à la main entre le tiroir supérieur et le tiroir du milieu (« Rococo Komode »), diverses pertes de peinture, avec quelques signes de vieillissement et des traces d’usure. (traduit de l'allemand)

   
 

 
     
 
 
 

Antiquitäten Metz Gmbh - Kunstauktionenaire. Commode Rococo.

 
 

 
     
   

(traduit de l'allemand) Un joyau redécouvert du rococo franconien Haute-Franconie, Bamberg 1755-60. Hauteur 76 cm, Largeur 107 cm, Profondeur 66 cm.
Probablement d'après un projet de Ferdinand Hundt (1703-1758) avec monogramme d'alliance ligaturé "JS & CL" sous couronne comtale. Bois tendre, sculpté, serti de blanc ardoise et enluminé d'or et d'argent. Plateau profilé, incurvé sur trois côtés et arrondi à l'avant au-dessus des tasseaux d'angle, sur un corps à deux corps incurvé de manière virtuose sur un cadre découpé de manière ondulée et des pieds incurvés vers l'extérieur. De belles volutes rococo en S et C encadrent les panneaux latéraux, des pétales de rose et des rinceaux ornent le corps bombé à plusieurs reprises. La ce traverse frontale en partie centrale avec trois roses sous un monogramme d'alliance encadré de palmettes, probablement "JS & CL", surmonté d'une couronne de comte à cinq feuilles. Les montants d'angle sont formés de trois volutes en C et finement sculptés, les côtés sont à nouveau décorés de roses et de rinceaux. Provenance : Provenant de la noblesse franconienne, avec monogramme de propriétaire ligaturé "JS & CL" (von Seinsheim ?); Kunsthandel Fischer-Böhler, Munich, années 1950 ; Propriété privée. La commode rococo proposée ici, conservée dans un magnifique état d'origine, fait partie d'un petit groupe de meubles de commode particulièrement rares, peints en blanc ardoise, tels qu'ils ont été créés à Bamberg vers 1755-1765 et que nous retrouvons sous leur plus belle forme dans la commode dite "de nuit", provenant du château de Seehof. Il s'agit d'un meuble d'apparat qui se trouve aujourd'hui au Metropolitan Museum de New York (n° 1974.356.129). Dans son livre sur l'ébénisterie de la cour de Bamberg, Sigrid Sangl reproduit notre commode avec couronne comtale avec la commode du Metropolitan Museum. Pour des raisons stylistiques, il est judicieux de dater notre commode des années 1755/60. Les deux commodes ont en commun leur conception organique avec leurs volutes décoratives en forme de bourrelet qui encadrent élégamment les surfaces de la commode. Ce sont ces formes de bourrelets que nous retrouvons sous une forme aussi dominante sur les panneaux des portes d'armoires murales du premier étage. Elles se retrouvent au premier étage du château de Seehof et peuvent être datées des environs de 1755, époque à laquelle les aménagements déterminants des pièces d'habitation du prince-évêque et de la salle des fêtes ont été achevés en grande partie par le prince-évêque de Bamberg Johann Philipp Anton von und zu Frankenstein (1695-1753), puis complétés par Adam Friedrich von Seinsheim (1708-1779) et affinés en particulier dans l'aménagement du parc. Dans les années 1950, l'équipement mobile du château de Seehof, près de Bamberg, commença à être vendu par le célèbre, natif de Bamberg, Münchener marchand d'art Karl Fischer (1889-1973), propriétaire de la boutique d'art Fischer-Böhler. La quasi-totalité de l'ameublement de ce château de Haute-Franconie - un joyau qui avait miraculeusement survécu à la guerre, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur, presque entièrement intact - a été vendue par la principale boutique d'art munichoise de l'époque à une clientèle importante et principalement aux États-Unis. Parmi les meubles, on trouvait par exemple la célèbre garniture de treillage du soi-disant "Frankenstein". Frankenstein, un véritable sommet du rococo allemand, mais aussi des commodes, des bancs, des consoles, des miroirs et même une grande partie des sculptures de jardin de Ferdinand Dietz. La vente de la commode proposée ici à Karl Fischer-Böhler doit être replacée dans le contexte chronologique des ventes Seehof, qui ont été réalisées par Fischer-Böhler à partir de 1955 environ. Dans les années 50, les ventes Seehof ont été largement commentées dans la presse et vivement critiquées par d'éminents historiens de l'art, en particulier le professeur Heinrich Kreisel (1989-1975).

   
     
 
 
 

Commode Rococo exposée au San Francisco Fall Antiques Show de 2010.

 
 

 
     
 
 
 

Commode Rococo exposée au Metropolitan Museum of Art de New York.

 
 

 
     
 
 
 

Le meuble français et européen du Moyen Âge à nos jours - Pierre kjellberg

 
 

 
     
 
 
 

Le mobilier italien du XVIIIe siècle - Giacomo Wanneres

 
 

 
     
 
 
 

Naples et la Sicile nous ont également laissé des commodes rococo d'une incroyable audace,
telle cette commode en laque incrusté de nacre et de corne, couverte d'un marbre Rouge de Vérone.

 
 

 
     
 

 
     
 
 
 

Autre commode d'une collection italienne vendue le 14 mars dernier à Rome 37.000 € frais compris,
venant confirmer l'intérêt pour les plus étourdissantes commodes baroques et rococo.