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VENDU |
Six chaises de Georges Jacob d’époque Louis XVI
Suite de six chaises à la Reine en acajou massif
par Georges Jacob (ou Jean-Baptiste Claude Sené). |
Description des chaisesRare suite de six larges chaises Louis XVI à la Reine en acajou de Cuba mouluré et sculpté, à dossiers en raquette et assises en fer à cheval, les ceintures moulurées en doucine reposant sur des pieds fuselés à dés de raccordement ornés de pastilles, modèle peu commun, et à cannelures rudentées. Les faces internes des ceintures arrondies signent une réalisation de Georges Jacob, ou de son successeur au Garde-Meuble Jean-Baptiste Sené, signature qui n’est pas démentie par la qualité et la rareté de modèle de cet ensemble qui témoigne, par l’utilisation de l’acajou, du goût anglomane de l’époque, mais préservant cependant les formes élégantes du classicisme parisien qui a évolué vers un style tout en épure et en équilibre. « Signalons enfin une pratique courante chez Georges Jacob et que seul Sené reprendra pour son compte : l’évidement de la face interne de la ceinture des sièges pour en diminuer le poids. » « Vers 1780, peut-être même avant, il arrondit, à l’intérieur, sous le siège, le bois de la ceinture pour rendre son meuble moins pesant, sans rien lui ôter de sa solidité ; sauf Sené, bien peu de menuisiers ont pris cette peine et l’on reconnaît bien souvent à ce détail, en passant la main autour d’un fauteuil, s’il est l’ouvrage de l’un ou l’autre des deux maîtres. » |
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Georges Jacob et Jean-Baptiste Claude SenéGeorges Jacob (Cheny 1739 - Paris 1814), le plus grand parmi les menuisiers, au service du Roi et de la famille royale, est le fondateur de la lignée des Jacob. Venu de Bourgogne, il accède à la maîtrise en tant que menuisier en sièges en 1765 après un apprentissage chez Louis Delanois, autre grand maître de la menuiserie en sièges du milieu du XVIIIe siècle. Dès 1773, il travaille pour le Garde-Meuble de la Couronne. Sa clientèle est des plus brillantes : la Reine Marie-Antoinette, le Roi et la famille royale, le comte de Provence, le comte d’Artois, les princes de Condé, le prince de Conti, le duc de Choiseul, le duc de Penthièvre et les cours étrangères, tels le prince de Galles, la cour de Suède ou l’Électeur de Bavière. On peut voir des sièges de Jacob au château de Versailles, au musée du Louvre, au musée Nissim-de-Camondo, au Metropolitan Museum of Art de New York, au Getty Museum de Los Angeles, au Museum of Fine Arts de Boston et dans la plupart des grands musées français et américains ainsi que dans les plus importantes collections privées. Jean-Baptiste Claude Sené, successeur de Georges Jacob comme fournisseur de la Couronne, considéré comme l’égal de Jacob, menuisier de la Reine Marie-Antoinette, du Roi et de la famille royale, du comte de Provence, du prince de Condé, du duc de Penthièvre, de la princesse de Lamballe, est issu d’une famille appartenant depuis longtemps à la corporation : son grand-père Jean, son père Claude I (1724-1792) et son frère Claude II, maître en 1769, ont exercé la même profession. Jean-Baptiste naît à Paris en 1748 et acquiert très jeune la maîtrise, le 10 mai 1769. Six mois plus tard, il s’établit dans le quartier des menuisiers et sculpteurs sur bois, à l’enseigne du « Gros Chapelet », rue de Cléry à Paris. En 1784, sa réputation est telle qu’il compte avec Georges Jacob, Boulard et François II Foliot parmi les fournisseurs réguliers du Garde-Meuble. Il réalise quelques-uns des plus somptueux mobiliers en sièges destinés aux résidences royales. En 1789, il livre notamment, sous la direction de l’architecte Jean-Jacques Huvé, l’ensemble du mobilier du château de Montreuil offert par Louis XVI à Madame Élisabeth, concevant notamment des chaises voyeuses particulièrement raffinées pour le salon turc. On peut voir des sièges de Sené au château de Versailles, au musée du Louvre, au musée Nissim-de-Camondo, au château de Blois, au château de Morlanne, au musée d’Évreux, au Metropolitan Museum of Art de New York et au Museum of Fine Arts de Boston. |
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État, provenance et datationCes chaises de grande qualité se présentent dans un superbe état de conservation d’origine, les fûts sans accidents, les ceintures sans renforts, en outre également dans leurs anciennes garnitures à tableaux dites à lames de couteaux en excellent état d’usage, et enfin parfaitement revues en poli-ciré, selon la méthode décrite par Roubo, par un maître ébéniste. Ancienne provenance : Grand hôtel particulier de l’avenue Foch à Paris, Époque Louis XVI - vers 1780 - Paris, XVIIIe siècle. |
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DimensionsHauteur : 93 cm |
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Vues des chaises
Vue d’ensemble de la suite de six chaises. |
Autre vue de l’ensemble. |
Trois des six chaises. |
Vue de profil. |
Vue de face. |
Vue de la base et de la ceinture. |
Détail d’un pied fuselé à cannelures rudentées. |
Détail des faces internes évidées des ceintures. |
Vue détourée de l’ensemble des six chaises. |
« Espace détente »Un article paru dans la Gazette 28 du 18 juillet 2025 nous paraît parfaitement témoigner du mélange des genres dont notre époque se fait le chantre. L’auteur, Madame Anne Doribou-Heim, se définit tantôt comme journaliste-auteur, et c’est tant mieux, tantôt comme historienne de l’art, et là c’est affligeant. Nous apporterons donc quelques rectifications à son article : la pendule « à la montgolfière » reproduite page 16 est d’époque Louis XVI et non simplement « de style », tandis que les chaises « à la montgolfière, modèle de Jacob », reproduites même page, sont de style, et de style uniquement. Autrement dit ce sont des copies. Si, pour Madame Doridou-Heim, cela ne semble pas faire trop de différence, pour nous cela en fait beaucoup. |
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