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L'arrivée à Jérusalem de la reine de Saba
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Paire d'importantes huiles sur toile de l'école italienne de la fin du XVIIe siècle représentant l'épisode du roi Salomon et de la reine de Saba. Les tableaux sont présentés dans leurs cadres d'époque laqués crème, en noyer mouluré et richement sculpté à décor de tors de laurier et de grenades. Des marques d'inventaire anciennes sont présentes au dos.
« La Reine de Saba étant entrée dans Jérusalem, avec une grande suite et un riche équipage, avec des chameaux qui portaient des aromates et une quantité infinie d'or et de pierres précieuses, se présenta devant le roi Salomon. » Ce récit a été maintes fois représenté en peinture, notamment par les plus grands peintres italiens du Cinquecento, tel Le Tintoret au château de Chenonceau ou Véronèse à la Galleria Sabauda de Turin. Scène biblique et historique, la rencontre de Salomon et de la reine de Saba offre aussi aux peintres le prétexte à l'évocation d'un Orient lointain, fastueux et largement rêvé. Cortèges, présents précieux, étoffes, turbans et architectures exotiques nourrissent un imaginaire qui nous ramène naturellement au goût européen pour les Turqueries. Celui-ci se développe à la faveur des relations diplomatiques et commerciales avec l'Empire ottoman, mais aussi des récits de voyageurs revenus de Constantinople, du Levant et des territoires ottomans. Au début du XVIIIe siècle, la traduction par Antoine Galland des Mille et Une Nuits contribue encore à nourrir cette fascination pour un monde oriental merveilleux, que les artistes réinterprètent avec une liberté souvent délicieuse.
« La consommation de ces modes exotiques témoignait alors de la place d'élite dans la société, mais aussi de la curiosité, de l'ouverture d'esprit et de l'intérêt pour le monde.
Avant que la Révolution française ne vienne dissiper une partie de ces chimères, les personnages enturbannés fleurissent au théâtre et en peinture, ou prennent la forme de figurines de porcelaine, tandis que de somptueux boudoirs turcs voient le jour. Croissants de lune, palmiers et autres chameaux envahissent les intérieurs : on les retrouve dans les décors, le mobilier et les lambris, jusque sur les porcelaines et les tabatières. »
DimensionsChâssis : 98,5 cm x 136,5 cm Cadres : 126 cm x 163 cm Épaisseur : 7 cm - Largeur de moulure : 13 cm
ÉtatTableaux non rentoilés, en bel état d'origine, retendus sur châssis à clés au XIXe siècle. Nettoyés et débarrassés d'anciens repeints puis revernis par notre restaurateur. Cadres en bon état.
ÉpoqueÉcole italienne de la fin du XVIIe siècle.
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Documentation |
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Salomon et la reine de Saba - Véronèse |
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Salomon et la reine de Saba - Le Tintoret |
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