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Jeune femme au perroquet
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Importante huile sur toile ovale représentant une jeune femme de qualité, richement vêtue et coiffée à la Fontanges, tenant un perroquet dans une main et une corbeille de fleurs et de fruits dans l'autre. La jeune femme, coiffée à la Fontanges et portant un chapeau à plume, occupe le centre de la composition. Richement vêtue, elle présente de la main gauche un perroquet tandis qu'elle tient de la main droite une corbeille emplie de fleurs et de fruits. L'oiseau exotique, rare et précieux, participe au caractère raffiné de la scène et peut être regardé comme un signe de luxe et de distinction sociale. Le perroquet possède par ailleurs une riche tradition symbolique (symbole de pureté et d'innocence) dans la peinture européenne, notamment religieuse, sans qu'il soit toutefois possible d'affirmer qu'une telle signification ait été recherchée ici. À l'arrière-plan apparaissent deux personnages dont le rôle demeure difficile à déterminer avec certitude. On pourrait y reconnaître un homme d'Église, peut-être un confesseur, accompagné d'une femme plus âgée pouvant évoquer une duègne. Cette lecture reste cependant une hypothèse. Leur présence donne à la composition un caractère narratif qui l'éloigne du portrait conventionnel et la rapproche de la scène de genre ou de la figure de fantaisie aristocratique. L'œuvre s'inscrit ainsi dans cet univers de figures féminines élégantes, de costumes précieux et de sujets galants auquel se rattache une partie de la production de Jean-Baptiste Santerre et de son entourage au début du XVIIIe siècle. Le tableau est présenté dans son très beau cadre d'époque Louis XIV en chêne richement sculpté et doré à la feuille d'or.
ExpertiseLe tableau a été vu par l'expert Éric Turquin, qui l'a donné pour : « œuvre originale d'un suiveur de Jean-Baptiste Santerre vers 1710 ».
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Documentation |
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Jean-Baptiste Santerre (Magny-en-Vexin, 1651 - Paris, 1717), peintre d'histoire et de portraits, se forme d'abord auprès de François Lemaire avant d'entrer en apprentissage chez Bon Boulogne en 1675. Il est reçu à l'Académie royale de peinture et de sculpture comme peintre d'histoire en 1704 avec Suzanne au bain, aujourd'hui conservée au musée du Louvre. Logeant au Louvre, Santerre aborde à la cinquantaine la partie officielle de sa carrière. Il se tourne parallèlement vers l'art du portrait et multiplie les figures de fantaisie qui contribuent à son succès et lui valent de nombreuses commandes. Remarqué par Louis XIV, il bénéficie également, à la fin de sa vie, du soutien du Régent, tandis que plusieurs de ses tableaux entrent dans les collections royales. Dessinateur et coloriste apprécié, Santerre occupe une place particulière dans la peinture française du tournant des XVIIe et XVIIIe siècles. Ses portraits et ses figures féminines de fantaisie, souvent caractérisés par le raffinement des costumes et une certaine intimité de la mise en scène, constituent un environnement stylistique auquel peut être rapprochée notre composition. |
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Marie-Adélaïde de Savoie, duchesse de Bourgogne - Jean-Baptiste Santerre |
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Le Billet doux - Jean-Baptiste Santerre |
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