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| Objets d’art |
Pendule orientaliste à vue de Constantinople
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Très rare pendule orientaliste en tôle dorée ornée
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L'Orient et les turqueries sous le règne de Louis-PhilippeÀ partir des années 1830, le traditionnel Grand Tour vers l'Italie s'élargit aux voyages vers l'Orient. La navigation à vapeur rend Constantinople plus accessible et renouvelle l'intérêt des voyageurs, des artistes et des amateurs pour le monde ottoman. Le compte rendu de la croisière de 1833 publié par Marchebeus sous le titre Voyage de Paris à Constantinople par bateau à vapeur paraît en 1839. Cette même année, Louis-Philippe envoie en Perse une mission diplomatique qui embarque sur le vapeur Le Véloce. Si cette mission demeure un demi-échec diplomatique, elle constitue une réussite artistique. L'architecte Pascal Coste et le peintre Eugène Flandin, choisis par l'Institut de France et l'Académie royale des Beaux-Arts, publient quelques années plus tard Voyage en Perse, vaste ensemble de quatre volumes et de nombreuses planches. La diffusion de telles publications ravive en France le goût des turqueries. |
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Une remarquable vue de Constantinople depuis le BosphoreComme nous l'avons vu, le traditionnel Grand Tour, longtemps centré sur l'Italie, s'élargit sous le règne de Louis-Philippe aux voyages vers l'Orient. Notre pendule témoigne de ce nouvel engouement pour le monde ottoman et pour les traversées en paquebot à vapeur à destination de Constantinople. Sous le balancier en forme de soleil, une remarquable miniature ottomane sous verre, mise en valeur par un cadre de laiton, déploie un vaste panorama du Bosphore. Des caïques et diverses embarcations, à voile ou à rame, en animent les eaux, aux côtés d'un vapeur européen qui pourrait évoquer Le Véloce. Au-delà se dessine Constantinople, étagée sur ses collines ponctuées de nombreux minarets ; on y distingue notamment le palais de Topkapi, la mosquée Bleue et Sainte-Sophie. |
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Un exemplaire qui dépasse les modèles habituellement rencontrésLa rareté de cette pendule tient autant à son iconographie qu'à sa construction. L'association d'une grande architecture en tôle dorée (aux motifs abondants d'une haute qualité de relief), de fleurs en porcelaine de Paris, d'une miniature ottomane qui nous donne à voir le Bosphore et la belle Contantinople, d'un globe de verre et d'une boîte à musique, forme un ensemble particulièrement ambitieux. Les différents éléments ne sont pas simplement juxtaposés : le décor métallique encadre la vue de Constantinople, les fleurs en porcelaine animent la composition et la boîte à musique transforme l'objet en spectacle visuel et sonore. Cette recherche d'effet, caractéristique des objets de grand luxe, explique la forte présence décorative de cette pièce particulièrement représentative du goût orientaliste sous Louis-Philippe. |
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