Antiquités Philippe Glédel
VENDU

Commode parisienne
estampillée FG pour François Garnier

Commode parisienne du début de l’époque Louis XV en bois de violette estampillée FG pour François Garnier, vue de face
Commode en tombeau en placage de bois de violette.
Marbre rouge Royal et bronzes finement ciselés d’origine.
Estampillée FG pour François Garnier.

Description de la commode

Commode louis XV en placage de bois de violette marqueté en feuilles, à dessus d'un épais marbre rouge Royal mouluré en bec de corbin. Elle ouvre à quatre tiroirs sur trois rangs séparés par des traverses à cannelures de laiton. Ornementation de bronzes finement ciselés d'origine : entrées de serrure, poignées de tirage, tablier, chutes et sabots.

Estampillée, sous le marbre, à chacun des quatre angles de la commode.

Dimensions : 86,5 cm de haut x 130 cm de large x 65,5 cm de profondeur.

Travail parisien de la fin de l'époque Régence ou tout début Louis XV,
par François Garnier.

 

Cette commode, d'un très beau modèle, conserve de fortes réminiscences de la Régence et date encore probablement de cette époque comme le laisse entendre le montage de son bâti ainsi que ses gorges foncées de laiton.
Ce sont cependant principalement les galbes de ses côtés qui la distinguent, car en effet si ceux-ci sont galbés en élévation, ce qui est la caractéristique des commodes dites "en tombeau", ils le sont aussi en plan, ce qui est par contre beaucoup plus rare, et ce galbe est également souligné d'une cannelure de laiton.
A remarquer aussi la finition de qualité des tiroirs ainsi que des panneaux de côté en un superbe travail de frisage en diamant, ainsi que le charmant ancien badigeon rose clair recouvrant les fonçures du meuble, et notamment le plancher et le dos.

François Garnier, ébéniste parisien

François Garnier est un artisan longtemps oublié, que l'on a redécouvert assez récemment. Ce n'est pas le seul exemple et l'on pourrait aisément citer d'autres ébénistes parisiens de grand talent qui, pour des raisons diverses, mais dont l'origine se trouve souvent être l'usage de leur simple estampille abréviative, n'ont pas la renommée qui devrait équitablement leur revenir.
En ce qui concerne François Garnier, les raisons de cette méconnaissance sont très simples : cet ébéniste est né avant 1700, et a donc travaillé sous la Régence, période pendant laquelle l'usage de l'estampille n'existait pour ainsi dire pas et ainsi lorsque Pierre Kjellberg nous dit que "nombre des ses ouvrages, réalisés avant 1743, ne peuvent être identifiés faute d'estampille", il faut comprendre tout simplement que l'estampille n'était pas répandue avant cette date (Sageot, Gaudreaux et Doirat furent les précurseurs et parmi les seuls à estampiller sous la Régence) et rappeler que c'est justement en cette année 1743 qu'apparaîtra pour la première fois la marque de Jurande parisienne (JME), en même temps que de nouveaux statuts et obligations.
Lorsque l'usage de l'estampille s'est généralisée, F. Garnier s'est servi d'un fer à ses simples initiales, comme d'ailleurs nombre d'ébénistes de cette période, soit FG, rendant la paternité de ses productions plus délicate pour la postérité, cette marque ayant d'ailleurs longtemps figurée comme celle d'un ébéniste inconnu.
Ajoutons à cela qu'il est le père de Pierre Garnier, qui fut l'un des ébénistes parmi les plus renommés du XVIIIe siècle, et qu'enfin ce dernier utilisait un fer bien reconnaissable marqué des lettres "P Garnier" , et l'on comprendra que les oeuvres du fils, qui a suivi l'enseignement de son père, peuvent être confondues, car tout comme lui il employait la laque de Chine, l'échiqueté, le frisage en damier... tous procédés des grands Maîtres ébénistes de la capitale. A tel point du reste que si " Le Nicolay ", paru en 1976, nous dit le plus grand bien du fils mais ne fait même pas mention du père, il reproduit un fort beau secrétaire (Vente Christie's New-York) en arbalète à marqueterie de cube attribué à l'époque à Pierre Garnier, meuble que l'on retrouve dans "Le Kjellberg", paru 10 ans plus tard, attribué cette fois à Garnier père. Pierre Verlet le cite également dès 1982 dans son ouvrage : "Les meubles français du XVIIIe siècle" . Depuis cette redécouverte, et notamment l'attribution formelle de l'estampille FG à François Garnier, on voit nombre de ses oeuvres dans les catalogues de Ventes aux enchères publiques, et l'on peut ainsi juger de la qualité du travail de ce grand ébéniste; nul doute qu'il sera pleinement rendu justice à son talent dans de futurs ouvrages.

Avant et après restauration

Commode Louis XV en bois de violette estampillée FG pour François Garnier avant restauration

Avant restauration.

Commode Louis XV estampillée FG pour François Garnier, vue de côté avant restauration

Vue de côté avant restauration.

Commode Louis XV estampillée FG pour François Garnier après restauration

Après restauration.

Vues et détails de la commode

Commode en tombeau estampillée François Garnier, vues des côtés et frisage en diamant

Vues des côtés de la commode après restauration.

Panneau de côté en frisage en diamant de la commode de François Garnier

Détail d’un panneau de côté en frisage en diamant.

Détail des poignées en bronze doré de la commode de François Garnier

Détail des poignées de tirage en bronze doré.

Détail du cul-de-lampe et des bronzes de la commode de François Garnier

Détail du cul-de-lampe et des bronzes d’ornement.

Estampille FG de François Garnier sur la commode

Estampille FG de François Garnier sous le marbre.

Dos de la commode Louis XV estampillée François Garnier

Le dos de la commode.

Documentation

Documentation complémentaire sur l’ébéniste François Garnier
Documentation de meubles de François Garnier en ventes publiques
Documentation d’une commode de François Garnier en vente publique
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