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COMMODE-PARISIENNE-LOUIS-XV-ESTAMPILLÉE-FG-ANCIENNE
* AVANT RESTAURATION *
COMMODE PARISIENNE LOUIS XV ESTAMPILLÉE FG

 
   

 

 

Commode louis XV en placage de bois de Violette marqueté en feuilles,
à dessus d'un épais marbre Rance de Belgique mouluré en bec de corbin.

Elle ouvre à quatre tiroirs sur trois rangs séparés par des traverses à cannelures de laiton.

Ornementation de bronzes finement ciselés d'origine :
entrées de serrure, poignées de tirage, tablier, chutes et sabots.

Estampillée, sous le marbre, à chacun des quatre angles de la commode,
et même frappé deux fois sur l'angle en photographie.

Dimensions : 86,5 cm de haut x 130 cm de large x 65,5 cm de profondeur.


Travail parisien du début de l'époque Louis XV, par François Garnier *.

 

Cette commode, d'un très beau modèle, conserve des réminiscences de la Régence, et notamment ses gorges foncées de laiton, mais ce sont surtout les galbes de ses côtés qui la distinguent, car en effet si ceux-ci sont galbés en élévation, ce qui est la caractéristique des commodes dites "en tombeau", ils le sont aussi en plan, ce qui est par contre très rare, et ce galbe est également souligné d'une cannelure de laiton. A remarquer aussi la finition de qualité des tiroirs ainsi que des panneaux de côté en un superbe travail de frisage en diamant, le charmant ancien badigeon rose clair recouvrant les fonçures du meuble, et notamment le plancher et le dos.

Le meuble est ici présenté tel qu'acheté, tant à cause des délais actuels de notre ébéniste que pour ne pas compromettre une éventuelle vente au commerce, il le restera pendant une certaine période, mais il est bien entendu qu'il peut être restauré et reverni à la demande d'un client.

* François Garnier est un artisan longtemps oublié, que l'on a redécouvert tout récemment. Ce n'est pas le seul exemple et l'on pourrait aisément citer d'autres ébénistes parisiens de grand talent qui, pour des raisons diverses, mais dont l'origine se trouve souvent être l'usage de leur estampille (travail pour un marchand mercier, estampille abréviative...) n'ont pas la renommée qui devrait équitablement leur revenir.
En ce qui concerne François Garnier, les raisons de cette méconnaissance sont très simples : cet ébéniste est né avant 1700, et a donc travaillé sous la Régence, période pendant laquelle l'usage de l'estampille n'existait pour ainsi dire pas et ainsi lorsque Pierre Kjellberg nous dit que "nombre des ses ouvrages, réalisés avant 1743, ne peuvent être identifiés faute d'estampille", il faut comprendre tout simplement que l'estampille n'était pas répandue avant cette date (Sageot, Gaudreaux et Doirat furent les précurseurs et parmi les seuls à estampiller sous la Régence) et rappeler que c'est justement en cette année 1743 qu'apparaîtra pour la première fois la marque de Jurande parisienne (JME), en même temps que de nouveaux statuts et obligations. Lorsque l'usage de l'estampille s'est généralisée, F. Garnier s'est servi d'un fer à ses simples initiales, comme d'ailleurs nombre d'ébénistes de cette période, soit FG, rendant la paternité de ses productions plus délicate pour la postérité, cette marque ayant d'ailleurs longtemps figurée comme celle d'un ébéniste inconnu. Ajoutons à cela qu'il est le père de Pierre Garnier, qui fut l'un des ébénistes parmi les plus renommés du XVIIIè siècle, et qu'enfin ce dernier utilisait un fer bien reconnaissable marqué des lettres "P Garnier", et l'on comprendra que les oeuvres du fils, qui a suivi l'enseignement de son père, peuvent être confondues, car tout comme lui il employait la laque de Chine, l'échiqueté, le frisage en damier...tous procédés des grands Maîtres ébénistes de la capitale. A tel point du reste que si "Le Nicolay", paru en 1976, nous dit le plus grand bien du fils mais ne fait même pas mention du père, il reproduit un fort beau secrétaire (Vente Christie's New-York) en arbalète à marqueterie de cube attribué à l'époque à Pierre Garnier, meuble que l'on retrouve dans "Le Kjellberg", paru 10 ans plus tard, attribué cette fois à Garnier père. Pierre Verlet le cite également dès 1982 dans son ouvrage : "Les meubles français du XVIIIè siècle".
Depuis cette redécouverte, et notamment l'attribution formelle de l'estampille FG à François Garnier, on voit nombre de ses oeuvres dans les catalogues de Ventes aux enchères publiques, et l'on peut ainsi juger de la qualité du travail de ce grand ébéniste; nul doute qu'il sera pleinement rendu justice à son talent dans de futurs ouvrages.

   
 

 

 
   
 

* APRES RESTAURATION *

 
  Belle commode louis XV en placage de bois de Rose mBelle-commode-louis-XV-en-placage-de-bois-de-Rose-marqueté-estampillée  
 

AVANT

 
 
Commode en tombeau galbee en pCommode-parisienne-XVIIIè-Louis-XV-en-tombeau-galbee-en-plan-et-elevation
 
 

APRES

 
 
Commode-tombeau-en-bois-de-placage
 
 

 

 
 
Commode-tombeau-Louis-XV-marqueterie
 
 

 

 
  Marqueterie-de-frisage-en-diamant  
 

 

 
   
 

 

 
  Commode-tombeau-chutes-bronze  
 

 

 
 

Commode-estampillee-FG-pour-Francoise-Garnier

 
 

AVANT

 
 
Très-belle-ornementation-de-bronzes-finement-ciselés-d-origine
 
 

 

 
  Travail-parisien-du-début-de-l'époque-Louis-XV-par-François-Garnier  
 

 

 
  Commode-du-début-de-l-époque-Louis-XV-en-marqueterie  
 

 

 
 
 
 

DOCUMENTATION