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VENDU
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Petite commode d’entre-deux d’époque Louis XV
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Description de la commodeRare petite commode d’entre-deux d’époque Louis XV en bois de placage, de forme mouvementée, ouvrant à trois tiroirs encadrés de montants saillants dits à épaulement. Les côtés sont évasés et le meuble est coiffé d’un plateau de marbre Griotte rouge de Belgique à double profil. Galbée sur toutes ses faces, elle présente des formes particulièrement cossues et d’élégants chantournements. Construite sur un bâti de chêne, elle est recouverte d’un placage de bois de violette marqueté en chevrons et en ailes de papillon sur les tiroirs, dans des encadrements de bois de fil ourlés d’une bande contrastée alternant bois de cœur et aubier. Les côtés sont plaqués à quatre-feuilles en chevrons. Elle est parée d’une importante ornementation de bronzes ciselés et dorés de haute qualité : rares poignées de tirage, larges entrées de serrure, tablier, chutes d’angle et sabots ajourés, le tout fini d’une remarquable ciselure dans le pur style rocaille. Chacun des bronzes porte la marque au C couronné. Le bâti est également de très belle qualité, entièrement réalisé en chêne, avec un montage des tiroirs dit « à fond rampant » sur toutes leurs faces. Ce montage en feuillure ou à encastrement, typique des maîtres parisiens, est le signe d’une fabrication soignée : il permet au tiroir tout entier de glisser sur un plancher sur toute la surface de son fond, rendant inutile la pose de coulisseaux et limitant à long terme l’usure des traverses intermédiaires. Signalons enfin le poids étonnamment important du meuble eu égard à son faible encombrement. |
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Les bronzes au C couronnéLe poinçon au C couronné, que portent tous les bronzes de la commode, correspond à la marque fiscale appliquée sur les ouvrages de cuivre et de bronze au milieu du XVIIIe siècle. La documentation de Pierre Kjellberg rappelle que ce poinçon fut employé entre 1745 et 1749 et qu’il se rencontre le plus souvent sur des bronzes stylistiquement contemporains de cette période, même si des pièces antérieures pouvaient également être marquées lors de leur présentation au contrôle. |
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Bois de violette et marbre Griotte rouge de BelgiqueLe bois de violette (Dalbergia cearensis), originaire du Brésil, fut d’abord appelé « bois violet » en raison de sa couleur. Très apprécié en ébénisterie, marqueterie et lutherie, il se distingue par sa dureté, la finesse de son grain et l’élégance de son veinage, qui rappelle les palissandres mais avec une structure plus serrée. Le marbre Griotte rouge de Belgique provient notamment des carrières de Neuville. La dénomination « griotte » est ici liée à sa couleur. Ce marbre rouge, veiné de blanc, fut employé dans de nombreux décors et meubles français du XVIIIe siècle. Sources citées sur l’ancienne page : Pierre Kjellberg, Le Meuble français et européen du Moyen Âge à nos jours ; Terry Porter, Le Bois ; documentation Les Fils de J. George ; J. Dubarry de Lassale, Identification des marbres. |
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Un meuble parisien de premier plan, dans l’entourage de Pierre IV MigeonNous n’y trouvons pas de trace d’estampille, mais la qualité des finitions — et particulièrement celle de la ciselure des bronzes — conduit à reconnaître l’œuvre d’un ébéniste parisien de premier plan. Il pourrait également s’agir d’une commande de marchand-mercier, ce qui expliquerait l’absence d’estampille. La commode est à la fois digne et dans le goût des modèles sortis de la boutique de Pierre IV Migeon. On retrouve de semblables poignées de tirage sur certaines commodes portant son estampille, ainsi que sur plusieurs modèles de BVRB. Migeon, à propos duquel le comte de Salverte souligne qu’il semble n’avoir signé que ses propres ouvrages et non ceux qu’il faisait exécuter par d’autres, recevait également des meubles de confrères tels François Mondon ou Louis Delaitre. Quelque temps après avoir relevé ces rapprochements, nous avons observé chez deux confrères des chutes d’angle exactement semblables : sur une première commode estampillée Wolff, puis sur une seconde estampillée Pierre IV Migeon. Cette concordance renforce encore l’hypothèse d’un meuble appartenant à son environnement stylistique, voire d’une attribution possible à Migeon. |
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État et dimensionsLe meuble, de très belle facture, se présente dans un fort bel état. Il conserve ses bronzes d’origine ainsi que ses trois grosses anciennes serrures en fer. Le marbre, incontestablement du XVIIIe siècle et sans accident notable, est très probablement également celui d’origine. Meuble restauré et reverni au tampon par notre ébéniste.
Dimensions : 87,5 cm de hauteur × 80 cm de largeur (88 cm à l’arrière) × 50,5 cm de profondeur. |
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Vues et détails de la commode
Vue de trois quarts droit. |
Détail de la garniture de bronzes dorés et ajourés : chute d’angle, large sabot, entrée de serrure, poignée de tirage et cul-de-lampe au tablier. Tous les bronzes portent la marque au C couronné. |
Le marbre de Belgique, épais de 35 millimètres, bordé d’un bec-de-corbin souligné d’un cavet. |
La commode vue du dessus, tiroirs ouverts. |
La commode, tiroirs ôtés, et son bâti en chêne dans son intégralité. |
Le dos de la commode. |
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VENDU
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