|
Commode Régence parisienne
|
|
|
Description de la commodeCommode bombée en façade, plaquée en feuilles de satiné à doubles filets d’érable et de citronnier dans des encadrements d’amarante, sur un bâti de sapin et des caissons de tiroirs en noyer. Elle ouvre par quatre tiroirs sur trois rangs et est parée d’une ornementation de bronzes ciselés de belle qualité, non pas dorés comme c’est l’habitude mais argentés. Les larges montants sont plaqués en fac-similé de cannelures de laiton et les côtés, à décor d’un losange contenu dans un rectangle, reprennent la formule décorative du placage de la façade. Elle est coiffée d’un rare et remarquable marbre Campan vert des Hautes-Pyrénées, d’époque, épousant ses contours, épais de 4 cm et souligné d’un large bec-de-corbin rehaussé d’un cavet. Nous avons affaire à un meuble de qualité, bien fini, dont les lignes, les bronzes, les essences de placage et le montage du bâti sont parfaitement conformes à ceux des meubles parisiens de la période Régence : satiné et amarante pour le parement ; sapin massif pour le bâti, dont le dos n’est pas chevillé mais maintenu par queues-d’aronde sur chant ; caissons de tiroirs en noyer massif à encastrements sur toutes leurs faces. Ce dernier montage, typique des maîtres parisiens, est le signe d’une fabrication soignée. Il permet au tiroir tout entier de glisser sur un plancher sur toute la surface de son fond, rendant inutile la pose de coulisseaux et épargnant ainsi, à long terme, l’usure des bords des traverses intermédiaires. |
|
|
Une attribution possible à Antoine-Robert GaudreausLa sobriété de cette commode ne doit pas tromper sur la qualité de sa fabrication ni sur son origine parisienne. Un collectionneur esthète, spécialiste d’Antoine-Robert Gaudreaus, nous l’a signalée comme pouvant être l’œuvre de ce grand ébéniste. Cette proposition d’attribution repose notamment sur plusieurs caractères remarquables du meuble : l’emploi de bronzes recouverts d’une ancienne argenture, la présence de petits filets de citronnier, ainsi que la qualité du marbre et des placages. Ces éléments nous paraissent suffisamment significatifs pour retenir l’hypothèse d’un travail d’Antoine-Robert Gaudreaus, sans toutefois transformer cette attribution en certitude. |
|
|
État et dimensionsLa commode se présente dans un bel état d’origine, très saine, sans manque au placage, toujours bien épais, avec ses bronzes d’origine conservant leur argenture et ses quatre anciennes serrures en fer. Meuble parfaitement restauré et reverni au tampon par notre ébéniste, d’où quelques reflets visibles sur les photographies. Dimensions : 85,5 cm de hauteur × 129 cm de largeur × 62,5 cm de profondeur. |
|
|
Vues et détails de la commode
Vue en plongée sur le marbre Campan vert de 40 mm d’épaisseur. |
Vue de la garniture de bronze argentée. |
La commode en vue de trois quarts droit. |
La commode en vue de trois quarts gauche. |
Vue de chacun des côtés de la commode. |
Vue des planchers intermédiaires de la commode. |
Vue d’un intérieur de tiroir. |
Vue du plancher supérieur. |
Vue du dos de la commode et de la tranche arrière du marbre. |
|
|
Photographies en lumière naturelle
Vue rapprochée d’une façade de tiroir. |
Vue rapprochée du placage d’un côté. |
Vue du côté gauche. |
Vue du côté droit. |
|
|
| © ANTIQUITÉS PHILIPPE GLÉDEL - TOUS DROITS RÉSERVÉS 1998 / 2026 |