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VENDU |
Important coffret en ferréol et ivoire
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Description du coffretCe coffret ouvre par un large couvercle bombé en dôme, à pans coupés ou facettés, articulé par deux charnières en fer forgé. Il repose sur des pieds en boules aplaties en ferréol massif. Le bâti, en épinette, est assemblé à queues-d’aronde et le fond est en padouk. Il est recouvert d’un épais placage de ferréol, souligné de multiples encadrements en minces filets d’ivoire et de bandes gravées de rosettes et de feuilles d’acanthe. Quatre larges plaques rectangulaires d’ivoire, gravées de jeux de putti dans le goût de François Duquesnoy, ainsi que deux plaques semi-circulaires en arc romain, ornent la partie inférieure. Le couvercle reçoit quant à lui près de soixante petites plaques d’ivoire légèrement oblongues, gravées de sujets variés et disposées en bandes alternées. L’intérieur est garni d’un tissu damassé. Le coffret ferme par une serrure en fer et conserve sa clé en bronze ciselé d’époque. Paris. |
Le bois de ferréolLe nom de ferréol ne vient pas de l’appellation guyanaise de « bois de fer », mais du nom de Pierre-Eléonore de La Ville, marquis de Férolles, gouverneur de Cayenne au XVIIe siècle, auquel est traditionnellement associée la diffusion de cette essence. Le bois fut aussi appelé bois de férole, coraçao de negro, bois perdrix ou œil-de-perdrix. Roubo le cite dans L’Art du menuisier et indique en avoir vu un échantillon au cabinet d’histoire naturelle du Jardin du Roi. En raison du faible diamètre des billes et de la forte proportion d’aubier, le ferréol fut presque exclusivement employé en placage. Il compte parmi les bois précieux dont l’importation demeura limitée.
Documentation relative au ferréol et à son emploi en ébénisterie.
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Classicisme et décorS’il conserve une forme encore héritée des coffrets médiévaux, cet exemplaire adopte une ordonnance classique particulièrement savante. Les quatre compositions de putti et les deux compositions placées à l’amortissement des côtés, avec leur décor de sphinx, annoncent un vocabulaire ornemental qui connaîtra une longue postérité. Le sphinx, réapparu dès la fin de la Renaissance dans le répertoire des grotesques, est également présent dans l’ornementation classique de grand luxe du XVIIe siècle. On le rencontre notamment dans les sculptures de Houzeau et Lerambert au château de Versailles, ainsi qu’à la base de la pendule dite à l’Uranie d’André-Charles Boulle.
Le motif du sphinx dans l’ornementation classique du XVIIe siècle. ![]() Le coffret s’inscrit ainsi dans le courant du classicisme qui se développe parallèlement à l’art baroque. Face aux compositions volontiers complexes et irréalistes du maniérisme tardif, certains artistes recherchent un retour à des formes plus ordonnées, nourries de l’Antiquité, de la Renaissance et de l’observation de la nature. En France, cette recherche d’ordre et de majesté trouve un terrain particulièrement favorable sous Louis XIV et participe à l’émergence de ce que l’on a appelé le « grand goût ». |
DimensionsHauteur : 31,5 cm |
Vues du coffret
Vue rapprochée de la façade du coffret. |
Détail d’une plaque d’ivoire gravée de putti. |
Détail d’une seconde plaque d’ivoire gravée. |
Le coffret vu de côté. |
Vue de face et de trois quarts droit. |
Le côté gauche. |
Détail du côté gauche. |
Vue de trois quarts arrière. |
Le côté droit. |
Détail du côté droit. |
Vue légèrement plongeante. |
Le coffret fermé, vu du dessus. |
Le coffret ouvert, vu de face. |
Le coffret ouvert, vu du dessus. |
Documentation et éléments de comparaisonLes exemples réunis ci-dessous montrent plusieurs variantes de coffrets de provenances diverses. Leur exécution est souvent plus rustique que celle du présent exemplaire, mais ils constituent d’utiles points de comparaison pour la forme, l’emploi des placages sombres et le décor d’ivoire.
Premier élément de comparaison.
Second élément de comparaison.
Troisième élément de comparaison. |
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